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Témoignages de parents d'enfants atteints de tumeur rhabdoïde

Cet espace a été crée afin de permettre aux parents d'enfants atteints ou ayant été atteints par une tumeur rhabdoïde de faire le récit de leur vécu.

Si vous souhaitez y voir figurer le votre, merci de nous le faire parvenir par e-mail, nous le publierons sur cette page. Vous avez aussi la possibilité d'y joindre une photo.

Récit des parents d'Abigaël

Abigaël, décédée d'une tumeur rhabdoïde hépatique

Abigaël est née le 08 mars 2007 à 19h pour la plus grande joie de son grand frère Alan et de ses parents. Nous nous sommes aperçus de sa maladie à l’âge de 4 mois, un peu de fièvre tous les jours à la même heure, après un vaccin. Après une échographie abdominale, les médecins ont vu une masse de 7cm sur le foie. Après une biopsie, il s’est avéré que cette masse tumorale était cancéreuse, qu’elle continuait à progresser rapidement ( 9 cm la semaine suivante) , et qu’il fallait tout de suite commencer une chimiothérapie pour ce que les médecins croyaient être un hépatoblastome.

Au bout d’un mois et demi, les résultats sont arrivés, c’est une tumeur rhabdoïde hépatique. Cette maladie est rare, dangereuse, et chimiorésistante. Le meilleur moyen est l’exérèse, c'est-à-dire enlever la masse tumorale, avant que les cellules cancéreuses se baladent et envahissent d’autres tissus ou organes. L’opération s’est déroulée à Kremlin-Bicètre, spécialiste du foie. 5h sur la table d’opération, la moitié de son foie est enlevé, tout le lobe gauche, 14cm *13cm*6.5cm. La chimiothérapie reprend à l’issu de cette opération, 8 séances sont programmées car elle a déjà reçu l’équivalent de 3 cures avant l’opération. Elle alternera entre des cures de 5 jours comprenant : carboplatine, etoposide phosphate, cyclophosphamide, mesna, , et des cures de 2 jours vincristine, doxorubicine, cyclophosphamide et mesna avec renouvellement à j8 et j15 de la vincristine.

Le quotidien devient les visites ou les séjours à l’hôpital toutes les semaines, entre les fièvres élevées ( 40°), l’aplasie, le manque d’hémoglobine, de plaquettes… les piqûres de neupogen pour faire remonter les défenses ( les blancs).

A l’issu de ces cures, un scanner nous montre que des métastases se sont malgré tout installées dans les poumons et entre, et qu’elle est condamnée... Les médecins ne nous ont jamais rien cachés.

Nous avons profité d’Abigaël, nous sommes allés à la neige afin qu’elle voit autre chose que l’hôpital, elle a lutté courageusement pendant 9 mois ; elle s’est éteinte au retour à la maison, dans nos bras, sereinement et paisiblement. Elle avait 13 mois, quand elle s’est envolée pour le pays des anges, le 14 avril 2008 …

Un blog lui est dédié : "Vole Abigaël".


Récit des parents de Sofia

Sofia, décédée d'une tumeur rhabdoïde au thorax

Sofia est née le 2 AVRIL 2008. Elle est arrivée comme un rayon de soleil de printemps et nous a comblé de bonheur avec notre autre fille Lia.

Nous avons décélé sa maladie que vers la fin août mais sa maladie a commencé début août par un soudain manque d'appétit et des signes d'énervements, qui sont apparus juste après les vaccins , donc doliprane pour voir mais pas d'amélioration donc visite à l'hôpital, après quoi on nous dit que Sofia est sûrement allergique au lait et qu'elle fait sûrement des régurgitations.

Malheureusement après traitement avec du mopral et du motilium toujours pas de progrès et des signes de douleurs physiques. Des signes physiques commencent à apparaître, elle ne ferme pas la main gauche, je le signifie au médecin. Après vérification du médecin, il décide de faire une du cerveau pensant à une maladie cérébrale de l'hémisphère gauche puisque la faiblesse physique se situe à gauche, ensuite prise de sang aussi pour écarter les maladies métaboliques, aucun résultat ne confirme les diagnostics.

Retour à la case départ toujours pas de nom sur le problème à Sofia, nous commencons à être très inquiets. Je trouve Sofia de plus en plus grognon, douleureuse, étrange, les jambes tremblantes quand je la change, on me dit que ce n'est rien que ça arrive, que c'est dû à la fatigue mais en fait c'est la maladie qui progresse.

Nous sommes le 21 août : l'hôpital décide de nous orienter vers le service neurologique de Robert Debré, Sofia est prise en charge assez rapidement, une ponction lombaire est décidée, on détecte une infection et nous dit que Sofia combat quelque chose mais n'a pas assez d'immunité pour se défendre et qu'on va lui injecter des tégélines pensant à un autre diagnostic. Ensuite de fortes fiévres apparaissent et se prolongent, on décide faire une irm du rachis, nous sommes le 28 et là le verdict tombe, l'ambulance est déjà là, on prépare déjà Sofia, on nous emmène dans une pièce et nous annonce que Sofia a une tumeur, on pense qu'elle a un neuroblastome ça y ressemble vu la localisation, donc on nous rassure et nous dit ça se soigne bien.

Nous arrivons à l'institut Curie en urgence on nous dit que vu l'étendue de la tumeur et que Sofia perd toutes ses capacités motrices qu'il faut débuter de suite la chimio, la tumeur comprime la moelle épinière, par la suite nous passons encore des examens, scintigraphie, pose de cathéter, etc

Après quoi il est décidé de ponctionner cette tumeur et là tous nos espoirs sont anéantis, on nous dit que la tumeur de Sofia est très grave, qu'elle est très agressive et qu'il y a peu d'espoir, on nous dit que cette tumeur s'appelle une tumeur rhabdoide. Nous décidons d'être confiants et nous nous disons que Sofia va vaincre, seulement plus on avance plus nous apprennons que certaines choses étaient cachées par l'inflamation de cette masse, qu'elle a des metastases aux poumons, qu'une des vertèbres est très abimée et que Sofia ne doit en aucun cas être prise dans les bras, ni mobilisée. Commence cette angoisse de ne pouvoir prendre notre fille.

Les contacts sont pris afin de faire faire un corset à Sofia pour pouvoir la prendre dans les bras et ainsi la mobiliser

Commence un long périple entre les chimios, les aplasies, les rdv dans le centre de motricité. Notre bébé est toujours là, toujours aussi belle et combative, soudain après plusieurs chimios sont comportement me semble changé, je le signifie à l'hôpital on me dit que c'est normal, je dis que c'est étrange, que Sofia ne devrait peut-être pas faire cette chimio on me dit non il ne faut pas perdre de temps, soudain dès quelques heures de début de chimio elle fait une réaction urticaire, bon très étrange se sont les mêmes traitements arrêtons la chimio donnons des antistaminiques et reprennons. Soudain Sofia devient très pâle, je dis c'est étrange Sofia me fait très peur son état m'inquiète. Elle est dans les bras de l'infirmière et l'infirmière me dit voulez vous la prendre, je dis je sens que Sofia va faire un malaise. A la minute où je dis ça Sofia se fige et devient toute blanche et fait comme un vomissement, sauf que c'est pas ça, je connais cet attitude puisque ma fille la plus grande a déjà eu ça, en fait c'est une première convulsion. Les jours passent et Sofia vomit toujours autant, ne mange plus ni par gavage puisque tout est aussitôt vomi. Bon nous attendons quelques jours en nous disant que c'est normal c'est la chimio, je suis moi confiante, Sofia a l'air très faible et pas là, absente, j'essaye de me rassurer, mais tout se bouscule, je dis au médecin ce qui c'est passé étant donné que ça s'est déroulé le week end, je lui dis que pour moi ça semble être une convulsion, on décide de faire un eeg, aucunes traces de convulsions.

Passé quelques jours le médecin confirme que Sofia ne devrait plus vomir autant et aller mieux, on décide une irm, constat fait Sofia souffre puisque le cerveau est touché, son cerveau est comprimé, le liquide céphalo rachidien ne coule plus et provoque une compression de la tête très douloureuse pour Sofia. Mise en place de la morphine en continue, très vite son état s'empire, les convulsions commencent, un traitement anti convulsif est mis en place, les doses de ces 2 traitements sont revues au jour le jour puisque son état s'accélère de jour en jour. Elle fait de plus en plus de convulsions, c'est très dur de la voir convulser, elle est tellement petite et elle a tellement perdu de poids, elle respire avec beaucoup de difficultés on lui met de l'oxygène jour et nuit.

La fin arrive, Sofia nous quitte le vendredi 19 décembre au matin à 7h.


Récit des parents de Loris

Loris pendant la maladie (avril 2008) Loris en rémission d'une tumeur rhabdoïde au foie(novembre 2008)

Loris est né le 13 juin 2007.

En septembre 2007, la découverte de sa tumeur fut fortuite, lors d'une échographie rénale, le radiologue a jeté un coup d'oeil aux autres organes, pas de signes cliniques, il était en bonne santé.

La tumeur faisait 4cm au niveau du foie, il avait 2 mois 1/2.

Le début du cauchemar, avec les consultations multiples loins de notre domicile, les médecins insistaient, pour eux ce n'était rien, un angiome du foie qui devait régresser spontanément. Mon instinct me disait autre chose, ils se sont enfin décidés à opérer fin Octobre devant mon insistance car ça grossissait rapidement. Le délai de l'analyse de la tumeur me semblait interminable, résultat un mois plus tard, la chimio a débuté début Décembre 2007 soit 2 mois1/2 après sa découverte. 10 cures de chimio en tout, elles ont étés diminuées de 30% car mal tolérées à mi-traitement.

Au niveau du bilan d'extension, une image douteuse au niveau du poumon et une autre au niveau du cerveau.

Les cures sont terminées depuis la fin du mois de juillet 2008, le bilan d'extension est stable.

Loris est en rémission depuis, je sais que nous devons nous estimer "heureux" (dans notre malheur) qu'il soit encore là, mais j'ai la peur au ventre tous les jours, dès que je le regarde, à la veille de chaque examen, je ne peux m'empêcher de penser à cette épée qu'il a sur la tête, et qui le menace toujours.

Il va bien aujourd'hui, il marche, il court, il apprend même à parler, il a 21 mois et il est très beau avec des cheveux. Alors il ne faut pas perdre espoir, et même s'il n'y a qu'une toute petite chance, il faut la saisir.


Récit des parents de Clara

clara, décédée d'une tumeur rhabdoïde

J'ai découvert votre blog sur internet en recherchant des témoignages de parents ayant un enfant atteint de cette maladie. Nous avons perdu notre fille Clara le 24/01/09 alors qu'elle venait d'avoir un an la veille...

Elle est rentrée à l'hôpital le 22/09/08 s'est battue durant 4 mois comme une véritable guerrière ! Elle avait la pêche et souriait à tout le personnel soignant. Elle était devenue la mascotte du service. Elle n'est rentrée qu'une fois à la maison: le week-end précédent Noël. Les fêtes de Noël sans elle à nos côtés ont été très dures. Même les médecins étaient époustoufflés de sa résistance aux chimios. Elle était hôspitalisée à Nancy-Brabois (54) et suivie par le Dr Mansuy qui a été génial tant d'un point de vu médical que personnel.

Sa tumeur était très mal placée : entre la trachée et les vertèbres. Le souci c'est qu'elle avait des bourgeons dans la trachée de la même nature que la tumeur principale. Celle-ci régressait avec les chimios mais pas les bourgeons. A force ceux-ci se sont accomodés au traitement et ont finis par prendre le dessus et créer un manque d'air. Elle est partie en l'espace de 48h. Son coeur battait de plus en plus vite pour atteindre 200 pulsations. Les médecins lui ont administrés des calmants pour qu'elle ne soit plus en détresse respiratoire puis c'est allé très vite, 24h après Clara est décédée. Elle nous manque énormément ....

Voilà un bout de notre histoire.

Récit de la maman de Sarah

sarah en mars 2008, atteinte d'une tumeur rhabdoïde au rein droit

"Je suis la maman d'une petite princesse qui s'appelle Sarah et je viens ici pour vous laisser un message d'espoir... Voici notre histoire :

Sarah en rémission en avril 2009

Sarah est née le 18 JUILLET 2006, un accouchement sans problème et un bébé en pleine santé...

Le cauchemar a commencé quelques jours après son premier anniversaire en juillet 2007, en prenant le bain de ma puce j'ai senti une petite boule dans son ventre, c'était un dimanche. Le lundi matin je l'emmène chez mon médecin traitant , il n'est pas inquiet, il pense que c'est le colon qui est un peu faignant mais préfère lui faire passer une écho abdominale! Le lendemain matin , elle passe donc cette fameuse écho et on m'annonce qu'elle a quelque chose au rein droit, je retourne chez mon médecin traitant qui m'envoit directement a l'hopital , c'est seulement là que le médecin que je vais rencontrer m'annonce que Sarah a une "masse" sur le rein droit et que vu son âge c'est quasiment sûr que cette masse soit une tumeur!

Ensuite tout va s'enchainer très vite , l'après-midi même elle va repasser une écho, un scanner ,prise de sang puis scintigraphie ,pose du cathéter... Le professeur qui la suit , pense d'abord a un nephroblastome (tumeur du rein la plus fréquente) avec 90 pour cent de chance de guérison!! Il m'explique que Sarah va avoir 4 cures de chimio (pré opératoire ) pour réduir la tumeur et qu'ensuite une opération aura lieu avec ablation de la tumeur et de son rein droit! Elle commence la chimio le jeudi ( tous c'est vraiment passé très vite en l'espace de quatres jours).

Début septembre 2007, l'opération se passe très bien. On attend les résultats de l'analyse de cette masse (avec toujours l'espoir fou que ce n'est pas une tumeur)!

Les résultats arrivent et ils ne sont pas bons, il ne s'agit pas d'un nephroblastome mais d'une tumeur rhabdoïde ,tumeur beaucoup plus rare et surtt beaucoup plus agressive ... On m'annonce que ces chances de guérison passe de 90 a 50 pour cent ... A partir de là, elle va enchainer les cures de chimio (costaud) ,13 séances de radiothérapie , les aplasies profondes (forcémment) ...

En juin 2008 , Sarah a sa dernière cure , en juillet son bilan de fin de cure est bon , depuis elle est en rémission ... Elle a des contrôles (echo abdo , radio des poumons) qui se sont espacés ( trois mois au début et maintenant tous les quatre mois!!)

Aujourd'hui Sarah est une petite fille en pleine forme, elle court ,saute ,joue comme une enfant "normale"! On réapprend à "vivre normalement " ce n'est pas toujours facile, les angoisses sont là, le mot "récidive" résonne souvent dans ma tête ... Et notre vision de la vie a beaucoup changé, on profite de chaque seconde à 200 pour cent!!

J'espère vraiment que "notre histoire" donnera ou redonnera de l'espoir à certains ! il faut garder espoir c'est important... Je souhaite beaucoup de courage aux petits héros qui se battent en ce moment contre cette s*********** de maladie! (et à leurs parents aussi bien entendu)"

Blog de la maman de Sarah

Récit des parents d'Ilan

Ilan

Ilan a pointé le petit bout de son nez le 26 décembre 07, un petit garçon après trois filles quel bonheur!!

Puis en Juillet 09,nous partons en vacances et là Ilan présente des signes étranges: il se plaint de son bras et de sa main. Tout d'abord nous pensons à une chute, puis son comportement change! Il passe d'un petit garçon plein de vie et gentil à un petit garçon qui est sans arrêt agacé et qui pleure le jour et la nuit!

Ilan

Après plusieurs aller retour dans divers hôpitaux, Ilan est plâtré pour "des micros fissures des os" nous dit on! Quand il fut déplâtré aucun résultat rien n'a changé son comportement est à l'identique. On nous conseille donc d'aller à Nantes en pédiatrie et là tous les examens démarrent: scintigraphie, myélogramme, scanner, IRM . . .le 2 Octobre le verdict tombe "Tumeur Rhabdoïde". Je n'entends plus ce qui se dit! Dans ma tête mon fils passe en une fraction de seconde de la vie à la mort... et c'est l'anéantissement et je n'arrête pas de pleurer! Puis je me rends compte que c'est néfaste pour mon petit Ilan ,car lui n'est pas bien ,ne dort pas, me caresse la joue, sent que quelque chose ne va pas . . .

Le protocole commence dès le lendemain, cure de 5jrs et de 2jrs, vous connaissez tous le traitement car il est identique pour tous les enfants qui ont cette maladie! puis en décembre 2010 l'opération a lieu, elle dure 9h30,ça été long et angoissant;le chirurgien et le neurochirurgien qui sont deux frères les Dr Hamel, ont ôté la tumeur qui se trouvait en haut du bras et en enlevant cette tumeur ils enlèvent aussi les nerfs de son bras! Ils ont quand même pu en sauver un ce qui lui permet de pouvoir bouger l'épaule jusqu'au coude car l'avant bras et la main il n'y a plus de nerfs! Ilan ne sent donc plus cette partie.

Puis la radiothérapie se met en place avec" la machine" comme dit si bien Ilan, la TOMO; Tout se déroule bien le personnel est vraiment très gentil et attentionné.

Maintenant Ilan se bat face à la maladie et au traitement qu'il endure, mais nous sommes tous à ses cotés afin de vaincre cette terrible maladie!

Merci à Carole et Philippe pour cette association, on t'embrasse Abigael et veille sur nos petits !!


Récit des parents d'Amaïa

Amaïa

Amaïa, c’est malheureusement le prénom d’une nouvelle petite victime de la tumeur rhabdoïde… Amaïa est née le 13 octobre 2009, et nous a quittés jeudi 11 novembre 2010 ; elle avait presque 13 mois.

Elle avait été hospitalisée au CHU de Purpan (Toulouse) fin juillet pour une « banale » infection urinaire, et lors de la palpation de son ventre, les médecins ont trouvé une « masse ». Radio, échographie, scanner… Elle a un cancer du rein, un « néphroblastome », « avec de bons espoirs de guérison » (+ de 90%) nous disent les docteurs.

Amaïa

Nous sommes effondrés mais finissons par accepter l’idée que notre petite fille de 9 mois va devoir subir des traitements, puis que tout ira bien dans quelques mois. Elle est donc traitée pour un néphroblastome, et chaque nouvel examen montre que sa tumeur grossit malgré la chimio, qu’elle saigne et qu’elle a des métastases aux poumons. La veille de l’opération, le scanner montre que la tumeur a vraiment grossi malgré les traitements, et les métastases aussi : ce n’est donc pas un néphroblastome.

Opération maintenue, opération très délicate car la tumeur adhère aux grosses artères du corps. Le chirurgien fait des miracles, enlève complètement la tumeur du rein, le rein, mais l’hématome saigne dans le ventre pendant l’opération. Notre petite fille se remet admirablement bien de cette grosse opération, elle nous donne du courage pour la suite.

La tumeur est analysée. Le médecin nous annonce le « verdict » quelques jours plus tard : c’est une tumeur au nom bizarre de « rhabdoïde ». Le docteur n’est pas très content de nous annoncer ça mais nous dit qu’il existe un protocole de traitement. Nous fonçons tête baissée dans le protocole de traitement car nous voulons sauver notre petite fille. Amaïa supporte bien les séances de chimio, les séances de radiothérapie (ventre + poumons), nous donne beaucoup d’espoir avec sa bonne humeur et son énergie… Elle fête son 1er anniversaire à la maison, avec une séance de radiothérapie le matin, mais nous profitons d’être avec elle pour fêter son anniversaire, pleins d’espoir de pouvoir fêter le 2eme un an plus tard…

Le 25 octobre 2010, le scanner de contrôle révèle que la tumeur est apparue sur le foie et les intestins malgré la chimio et la radiothérapie… Donc échec du traitement… et mort annoncée de notre petite fille.

Puis tout va très vite… Son état se dégrade tout les jours, avec douleurs, ventre qui grossit. On rentre quelques jours à la maison pour qu’elle en profite un peu mais rapidement nous devons retourner à l’hôpital car sa douleur est difficile à gérer à la maison. Après 1 semaine d’hospitalisation, elle s’est endormie pour le pays des anges, une nuit, blottie entre son papa et sa maman.

Sa maladie a duré moins de 4 mois. Nous avons passé beaucoup de temps avec elle pendant ces longues journées difficiles, et maintenant elle nous manque terriblement.

Elle a un « grand » frère de 3 ans ½, qui est notre petit rayon de soleil, mais nos pensées vont souvent vers notre petite étoile qui nous a quittés, à l’âge de 13 mois – 2 jours.


Récit de la maman de Mélissa

Mélissa

Je m'appelle Sonia, maman d un petit ange Mélissa...

Je vais vous raconter son histoire...Sa petite histoire...

Mélissa est née le 06 mars 2010 pour notre immense joie... C'est un bébé plein de santé qui mort la vie à pleine dent! Adorable, magnifique de surcroit et très rigolotte... Je dirais presque le bébé parfait! Sa santé était plus que parfaite, me ventant d'ailleurs quelle n était jamais malade.

Puis à l'approche de ses 9 mois, soudainement, beaucoup de coliques (symptôme de poussée dentaire), fatigue mais malgré tout, elle mangeait très bien. Puis une semaine de fièvre et un ventre durci... Je l'emmène chez le médecin qui me dit que c'est dû à la poussée dentaire, que ca va passer... Certes, dès le lendemain sa fièvre baisse et son ventre retrouve un aspect normal. Mais 2 jours après, son ventre recommence à durcir et à gonfler...

Je décide donc de l'emmener aux urgences de l'hôpital le plus près. Et là, après de longues heures à chercher, radio, scanner (pas très bien défini) et prises de sang, on m'annonce une hépatite A. Mais les examens continuent sans bien sur que l'on nous dise clairement ce qu'il se passait...Et là le cauchemar prend une ampleur dont on devient avec notre petit amour les acteurs principaux...

Au diagnostic, un foie ENORME.... Elle est alors transferée au Kremlin-Bicêtre, spécialiste du foie... Et là examens sur examens, mielogramme... On élimine toutes maladies comme la leucémie... Mais qu'est ce que nous cache notre petite Mélissa??? Ils lui posent un cathéter... Les larmes ne cessent de couler...Mon bébé est devenu en quelques jours un mystère branché de partout sans réponse...

Puis l'annonce... Votre fille est atteinte d'un cancer...Là, j'ai cru que la Terre s'arrêtait de tourner, mon coeur battait la chamade, je n'y croyait pas... Comment ça un cancer? Ma fille est en bonne santé!!! Vous vous moquez de nous... Je pars de la salle de lenfer pour respirer, me défouler...Je ne voulais pas y croire...

Puis 2 diagnostics possibles...Soit c'est un lymphome et elle a des chances de survie, soit c'est une tumeur incurable et elle part... Nous sommes restés 2 jours comme ça, dans l'incertitude, essayant de nous renseigner, de chercher une solution pour sauver notre bébé...C'était juste INSUPPORTABLE... Pourquoi tant d injustice ??? Puis cet horrible diagnostic... Mélissa va décéder dans les prochain jours...Et là, coup de massue, envie de tout casser...

Mélissa est partie doucement le 28 décembre 2010. Sa maladie a progressé en 18 jours seulement, elle l'a tué. Elle est partie en sachant tout de même, que nous l'aimons très fort, qu'elle nous a donné ce qu'il y a de plus beau dans la vie, L'AMOUR.

Aujourd hui elle vit à travers nous et en nous. C'est dur, chaque jour de se réveiller sans elle et d'essayer d'accepter l'idée qu'elle ne sera jamais là, avec nous... Elle était blonde aux yeux bleus aussi, comme les autres....???? Quand aurons nous une réponse à l'apparition de cette MERDE de maladie qui se permet de nous enlever nos enfants?.... A toi Mélissa... Mon ange ... Maman se battra jusqu'au bout pour toi et tous les autres qui ont subi toutes ces souffrances...
Sonia


Récit des parents d'Alexis

Alexis en Normandie

Alexis est né le 24 janvier 2011, après une fin de grossesse hyper médicalisée.

Car une hydrocéphalie a été diagnostiqué chez notre petit bonhomme au 8ème mois de grossesse. "Juste un problème de tuyauterie", nous avait d'ailleurs dit le neurochirurgien de Necker. Alexis a donc subi une opération du cerveau à 4 jours de vie. Un succès. Après des semaines de stress et d'angoisses nous soufflons enfin. Et nous rentrons à la maison avec notre fils en pleine forme. Un amour de bébé. Très facile à vivre. Bref, le bonheur! Un bonheur qui sera de courte durée.

Car un mois plus tard, lors de l'IRM de contrôle, le neurochirurgien remarque deux "nodules" dans le cerveau d'Alexis. Une sur le tronc cérébral, l'autre dans la corne frontale. Des "nodules" qu'il n'avait jamais vu avant, et qui seraient responsables de son hydrocéphalie anté-natale. Malgré tout, il ne s'alarme pas. "On verra dans deux mois s'ils ont grossi."

Deux mois plus tard, les "nodules" ont progressé de 50%. Une biopsie est pratiquée en urgence. Nous avons les résultats 15 jours plus tard. "Ce sont des ATRT (Atypical thératoïde rhabdoïde tumor), c'est-à-dire des tumeurs très agressives. Zéro chance de vie à l'âge de deux ans. Pas de rayons possibles car votre fils est trop petit. Chimiothérapie inutile, ce serait de l'acharnement thérapeutique." Nous sommes stupéfaits, abasourdis. Notre monde s'effondre. Alexis est dans mes bras, il rigole... Il rigolera à chaque fois que nous apprendrons une mauvaise nouvelle. Pour nous redonner le sourire. Contre l'avis du neurochirurgien, nous prenons tout de même contact avec l'Institut Gustave Roussy et le Dr Dufour, spécialiste des tumeurs rhabdoïdes. Car il nous est impossible de rester à la maison sans rien tenter. Sans rien faire. Et d'attendre que le cancer progresse.Surtout qu'Alexis n'a AUCUN symptôme! Impossible d'imaginer que c'est un enfant malade!

Tout de suite, le docteur Dufour nous inspire confiance. Elle ne nous cache pas la vérité : "En 10 ans, j'ai recensé 58 cas de tumeurs rhabdoïdes. Sur ces 58 cas, 8 sont aujourd'hui encore en vie. Dont 5 soignés par radiothérapie."

L'espoir est mince mais nous nous y accrochons. Avant de commencer la chimiothérapie, nous partons une semaine à Gap, voir les grands-parents d'Alexis. Il est en pleine forme. Il goûte à la purée de carottes pour la première fois. Il adore.

Alexis tout sourire

Le jour de ses 5 mois, on installe un PAC à Alexis. Et la chimiothérapie débute. Une cure de métotréxate. Mais à la fin de la cure il convulse. Le samu nous transporte à Necker pour une IRM en urgence. Les tumeurs ont beaucoup grossi. Alexis est fatigué, il dort beaucoup, il ne tient plus assis, mange peu... Le Dr Dufour nous installe dans une chambre mère-enfant et nous prépare au pire: "Alexis ne passera pas le week-end".

Mais le week-end passe et Alexis est toujours là. Mieux, il se rétablit. Nous sortons même dans le jardin de l'hôpital. Il est dans sa poussette. Il fait beau. Alexis fait le clown.

Les deux autres cures de chimio se déroulent sans problème majeur. Mais les effets secondaires se font sentir : nausées, perte d'appétit : Alexis ne mange plus de petit pot. Ses goûts changent. Nous changeons de lait, et il se remet à boire. Un peu.

Le 30 août, le premier cycle de chimio se termine. L'IRM nous donne beaucoup d'espoir : les deux tumeurs ont diminué! Alexis va être opéré! On va lui enlever ces deux saloperies de tumeurs de sa petite bouille d'amour.

La date de l'opération est le 14 septembre. Le 13 septembre, nous avons l'IRM pré-opératoire. Cette IRM est catastrophique. Plusieurs dizaines de métastases, peut-être une cinquante sont apparues, dans le cerveau et dans la moelle épinière d'Alexis. En seulement 15 jours. "Les tumeurs ont flambées", disent les médecins. L'opération est annulée. Les jours d'Alexis sont comptés. Désormais nous n'avons plus que cette phrase en tête pour nous aider à tenir. Celle du Pr Jean Bernard, cancérologue : "Quand on ne peut plus ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie au jour."

Alexis marchant avec son papa

Le papa d'Alexis prend des congés. Nous sommes tous les trois. Tout le temps. Alexis n'a plus de chimiothérapie, fini l'hôpital! Il est en super forme. Il progresse même et commence à se mettre à quatre pattes! C'est l'été, nous faisons de superbes promenades! Malgré tout, les nausées deviennent quotidiennes le matin. La tête d'Alexis grossit à vue d'oeil.

Nous décidons de passer le week-end en Normandie pour montrer la mer à Alexis. Il enfile même son petit maillot de bain et nous allons nous baigner ensemble à la piscine de l'hôtel.

Mais le lendemain matin, son réveil est douloureux. Je lui donne de la codéine et nous rentrons à Paris illico. Nous sommes vendredi.

L'état d'Alexis ne cesse d'empirer. Surtout les nausées. Il dort de plus en plus à cause des analgésiques. Très vite il ne tient plus assis. Puis, il ne tient plus sa tête. Nous rentrons à l'hôpital le mercredi suivant pour mettre Alexis sous morphine, car la codéine ne fait plus effet. Les doses se multiplient. Alexis ne sourit plus.

Le vendredi matin, Alexis n'ouvre plus les yeux.

Les doses de morphines augmentent... Alexis partira dans nos bras, à 22H18, entouré de ses grands-parents, de son oncle et de sa tante.

Alexis, tu resteras pour toujours notre petit chat d'amour. Nous t'aimons plus que tout.


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